lundi 28 novembre 2011

De Vientiane aux 4'000 îles...Le Laos est bien différent !

Vientiane nous a laissé un goût amer... pas d'architecture, pas de cohésion dans les rues, pas d'histoire à part quelques rares temples defraîchis, cette ville n'a d'une capitale que le nom !
Malgré nos efforts pour trouver un bon trek pour voir nos fameux éléphants, les offres des compagnies et de l'office du tourisme sont peu convaincantes et très chères !
On se rend compte,  trop tard, que nous n'allons pas trouver notre bonheur ici et qu'il faut se dépêcher d'attraper un bus pour Pakse, plus au sud. C'était sans compter le fait que nous avions déjà payé notre auberge de jeunesse pour la nuit et les horaires des bus qui ne partent qu'en soirée, dès 20h30.
On a du passer deux jours pleins dans cette ville sans attrait majeur. De fait, on a fait comme tout le monde : marcher/errer dans la ville, visite des grands sites touristiques du centre, dont le fameux Pha That Luang, monument national le plus important du Laos (dixit le Lonely Planet) et une copie plus ou moins aboutie de l'Arche de triomphe qui fait la fierté des parisiens et ici des laotiens à en croire le nombre de visiteurs que nous avons croisés... J'imagine, du coup, qu'une copie de ce Patuxai renforcerait notre identité nationale, de plus en plus faiblarde aux vues des votations qui se suivent et se ressemblent.
Faire le touriste "à clichés" ( j'entend par là aussi bien un touriste qui visite des sites ultra touristiques que l'individu en lui-même, appareil photo à la main et lunettes au bout du nez) nous convient pour une demi journée, mais que fera-t-on le lendemain ? Car nos possibilités, plutôt limitées, ne nous permettent pas de sortir de la ville... pour le coup, internet nous a une nouvelle fois sauvé puisque j'ai pu uploader quelques photos et même mettre un post online ! Un jour je brûlerai un cierge pour l'inventeur d'internet...
Les deux seuls moment sympas dans la capitale auront été le très bon repas au marché de nuit le premier soir avec des amis rencontrés à notre guesthouse, dont Annerie et Rosemary, que je salue au passage, et le repas de midi du lendemain dans un café au cours duquel j'ai pu avancer dans mes dessins...
Le deuxième soir, il est l'heure de dire aurevoir à nos deux roomate citées plus haut et de se diriger enfin vers Pakse, en laquelle nous plaçons tous nos espoirs pour sauver ces deux jours de perdus, oserai-je dire.
Et effectivement, ces trois jours à Pakse, ou plutôt dans ses environs, ont été magiques !
Le trajet s'est fait dans un bus de nuit avec des couchettes pour deux, idéales pour un couple de nains estropiés. Demandez à Fabien (165 cm) ce qu'il en a pensé et vous aurez l'exact contraire de ma version, vous vous en doutez.
Mais ma soeur m'a dit de ne pas me plaindre, alors je dirai simplement que grâce à ce voyage, je connais exactement toutes les positions qui ne me permettent pas de dormir dans un bus de nuit. Ce qui est utile pour la suite de mon voyage, vous en conviendrez.
Nous avons fait la connaissance d'Evagelos, trentenaire parisien aux origines grec, qui projette le même programme que nous à Pakse. Banco ! On fera une partie de notre route avec ce nouveau compadre dont l'humour me plaît tout de suite...
Une fois notre camp établi au Nang Noi Hostel ( très bon rapport qualité/prix), nous louons des motobikes ( petites 125 cm3 semi-automatiques) et on fonce tels les trois mousquetaires en direction du Vat Phu Champasak, à 30 kilomètres au sud de Pakse.
Inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, cet ancien sanctuaire Khmer dédié à Shiva (dans le culte indouiste) se dresse au pied d'une montagne censée symboliser le phallus dudit Dieu (sympa à prononcer!).
Quel changement de décor et d'architecture ! Nous qui étions habitués à des temples bouddistes aux couleurs criardes, nous trouvons devant nos premières constructions Khmers, et ça change. Le poids des âges fait tout son effet sur les pierres de taille, la végétation incrustées dans les murs dégage des airs de films d'aventure à la Spielberg et la tranquillité apporte un caractère "zen" bluffant !
On sent toute l'importance qu'avait ce lieu pour cette civilisation rien qu'en regardant la manière dont a été agencé le site. Je n'en dirai pas plus, mais vous recommande d'y passer quelques heures si vous aller au Laos...
De retour à Pakse, on constate qu'il est possible de faire un tour du plateau des
Boloven en trois jours. On prépare nos sacs, et on enfourche nos destriers métalliques pour cette région bourrée de cascades en tout genre.
"La liberté n'a pas de prix" nous dit Evagelos en mettant son casque. Habitué à se promener de la sorte il connaît toutes les attitudes à avoir sur les routes laotiennes afin de rentrer en un seul morceau, ce qui est un sacré atout !
C'est vrai que dès la sortie de la ville on est grisé par notre possibilité de s'arrêter à tous moments prendre des photos, sentir le vent sur nos visages et les moucherons s'exploser sur nos lunettes. On est libres ! Et les paysages ne nous decoivent pas.
Les cultures de café, les forêts et les prairies s'enchaînent à perte de vue. C'est le bonheur. Chaque enfant ( ou presque) qui nous croise coure au bord de la route pour nous crier un "Saba Dee" tout sourire, c'est le pied !
Nous arrivons tard à Tad Champee, la première chute d'eau, mais là encore, malgré la lumière qui décroît rapidement, la scène est magique, comme pour les chutes qui suivront, les photos seront plus parlantes que mes mots.
Le soir, nous avons été victimes d'une des moeurs les plus étranges auxquelles nous n'ayons jamais été confrontées. Dans un bar nous avions commandés trois bières. Pour le service, une femme apporte les boissons, de la glace et un verre. Elle s'assied à côté de nous et nous tape la discussion en laotien. On se dit "sympa, elle veut faire ami-ami, même si on pige rien, elle fait l'effort de venir vers nous." Ok, sauf qu'elle prend le verre se sert et le boit sous nos yeux ébahis. Puis elle invite une de ses amie et lui sert un verre tout naturellement. On avait encore rien bu. Et elle se resservent ! Genre ce sont les étrangers qui paient la tournée, on peut siffler leur bière devant eux, tout sourire. Résultat on a bu que deux verres des 192cl de boissons. Voyant la manoeuvre on essaye de se tirer au plus vite et pour régler, la dame nous demande 50'000 kips soit une somme astronomique, sachant qu'une bière coûte en moyenne 10'000 kips sous prétexte qu'elle nous a mis des glaçons dans nos verres (inutile de dire qu'on avait commandé aucun glaçon). On râle évidemment, alors elle se fâche et revient avec une ardoise de 30'000 kips, ce qui est plus raisonnable. Une fois la somme payée, on s'enfuit pour, ainsi dire, sans demander notre reste, mais toujours ahuris de ce qui venait de se passer...
Les jours suivants sont un pure plaisir sur les routes parfaites, et j'insiste, un régal pour nos appareils photos, ponctués de grands délirs entre nous.
Le retour forcé à Pakse nous pèse,  car il est synonyme de séparation, mais je me souviendrai de ces trois derniers jours comme une bonne grande bouffée de plein aire et de découvertes époustouflantes.
Le soir nous faisons la rencontre de Morgane, avec qui nous discutons le restant de la soirée. On se retrouvra sûrement dans les 4'000 îles, puisque c'est sa prochaine destination.
Nous avons peu de temps pour nous remettre de nos émotions car le bus pour Don Det nous attend à 8h00 le lendemain. Fort agréable voyage où je m'évertue à écrire sur ma tablette malgré la qualité moyenne de la route.
Notre arrivée sur DonDet Island fait un peu peur : on ne voit que des toursistes... on a un peu l'impression d'arriver trop tard et que tous les charmes de l'iles se sont envolés avec le trop plein de visiteurs qui défèrlent chaque jours... Un peu comme ce qui est arrivé à cette jolie région qui entoure VangVieng et qui est aujourd'hui le rassemblement de tous les idiots soulards adeptes du tubbing avec sot d'alcool tous les 20 mètres.
Le tubbing, kèsaco ? Descendre un fleuve sur un chambre à aire de camion agrémenté de stop dans des bars flottants où la boisson est pas chère...
Dans un fol espoir, on se dépêche de sortir de la petite station d'accueil du port pour longer l'île et quitte cet amoncellement incohérent de Guesthouse, restaurant et autres bureaux de change... pour arriver, 20 minutes plus tard dans la première Guesthouse qui a ouvert sur l'île: Chez Mr Tho !
On prend nos quartiers dans un bungalow sommaire mais avec vue sur le Mékong et on repart pour la découverte à pied de l'île... qui restera bien incomplète puisqu'on c'est arrêté dans le premier resto qu'on a vu pour manger et on y est resté pendant plus de 3 heures... juste le temps d'aller voir le coucher de soleil dans un café sur le Sunset Boulevard, une Beerlao dans la main.
Le lendemain, nous prenons des vélos pour un tour de l'île sur ses pistes chaotiques. C'est grâce à cette journée qu'on peut dire que tout n'est pas encore détruit sur cette île. Il y règne une athmosphère particulière, comme si le temps s'arrêtait et les gens sont vraiment, mais vraiment " no stress". Et c'est bon après avoir couru tant et tant après le temps...
L'île de DonKhon au sud de DonDet est plus sauvage et plus épargnée par la pression touristique et on se réjouit de prendre notre picnic sur une plage vierge de tout blanc-bec aux marques de bronzages de t-shirts...
On aura pas vu malheureusement les fameux dauphins de l'irrawady, mais il parait qu'il faut pas mal de chance et que regarder le large ne suffit généralement pas, il faut prendre un bateau, très cher si on est que deux, et aller naviguer dans les zones calmes du fleuve, à l'abris des regards...
On passe pour cette fois et là, de retour à notre bungalow... on se repose... et on se repoooose looongtemps !
A force de courir après le temps pour être à l'heure au Myanmar, on oublie qu'on est, aussi, en vacances. Et le lendemain, rebelote, on aura fait notre journée entre le bungalow et le restaurant de notre guesthouse. Mais de nouvelles photos sont là et le texte avance ! :-)
Un dernier coucher de soleil nous dis bye-bye et il est déjà l'heure de se coucher car le lendemain c'est une journee entière de voyage pour PhnomPenh au Cambodge, mais ça, c'est une autre histoire ! :-)

3 commentaires:

  1. Mathilde Jacquemet29 novembre 2011 à 11:20

    Ah bin je vois que tu as retenu la leçon! ;-) Mon dieu ce que ça a l'air beau tout ça,,, Tu peux pas savoir ce que je t'envie... Ici il commence à faire frisquet, mais toujours pas de neige... damned!!
    Bon je t'embrasse fort petit frère...
    PS: Tu veux quoi pour Noël? :-)

    Mathilde

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  2. Palmes , masque tuba, pour la Thaïlande ! :-) ou l'équivalent sur mon compte en banque pour me l'acheter, ou encore mon padi a 300 balles :-) ou, mon advanced au même prix... :-) merci pour le poste, :-)

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  3. Ouais bon, je crois que je vais me débrouiller par moi-même... Eh, 300 balles pour un PADI? T'essaierai pas de m'arnaquer un peu? :-D

    Bisous bisous

    Mathilde

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